23 février 2008
I'll told you how silliness looks
... when taught by the best.
La partie enfance heureuse, niaise et isouciante est terminée, l'âge (bête)² arrive ! Avec sa violence, ses courbes provocantes et son dévissage scolaire progressif mais inexorable ( oui, ça en jette, hein ?).
Les connaissances qui ne laissent pas plus de traces que ça... la plupart du temps seulement. Les amitiés qui se font et se défont...
Depuis un moment, regain d'intérêt pour les jeux vidéos, quasiment abandonnés devant le peu d'intérêt que présentent la répétition de shémas comportementaux nécessaires ( je ne parle même pas des jeux de "baston" dont certains étaient fans, je ne touchais pas à ces choses-là. ) pour avancer dans la plupart, histoire de détourner mon attention des pluri-hebdomadaires scènes de ménage entre les parents...Dans un jeu, on n'entend plus les parents crier...
Le collège. Je ne vais pas au collège le plus proche, limite zone d'apprentissage de la criminalité auquel une vie dans un centre fermé genre paradis pour gosses ne m'aurait pas préparé. Triste de ne pas aller là où je connais du monde, pas tant que ça parce qu'ils n'ont pas forcément tous une belle mentalité.
Donc, direction institution privée galilée. Dirigé par des bonnes soeurs. Que d'évènements... de souvenirs... d'évolutions et de régressions.
J'y suis rentré bien plus original que je n'en suis sorti. Mais n'anticipons pas.
Classe de sixième. Allemand première langue plutôt qu'espagnol, malgré les origines espagnoles de la famille ( qu'on ne m'avait pas expliquées à l'époque). La langue avait une connotation plus forestière et sombre que l'espagnol, langue de péones, de déserts zet de fêtes... Tout le monde tirant un prénom au hasard, je serais Hans en cours. :) Les parents étant bien évidemment contents que leur enfant s'oriente "de lui-même" vers les Über-classes.
Peu de connaissances, pas d'ami en classe durant un temps. Assez grande solitude par moments, mais toujours un bouquin à lire quelque part, et des bancs bien pratiques dans le parc.
Exellentes notes partout. Toujours dans le trio de tête, sauf en musique. Dans le bus, deux demoiselles dont une asiatique au sourire mignon qui travaille au petit restau de ses parents se demanderont à quoi peut bien penser ce garçon timide qui n'écoute pas de dance et regarde tout de temps par la fenêtre du bus.
Présence dans la classe d'aristos, dont certaines familles ont le titre mais aussi toujours le château. Et notamment une demoiselle, appellons la LSD. Dans ce collège, les élèves sont mis en binôme, chaque binôme faisant le ménage dans la classe durant une semaine. Mais LSD a un nom à particule, donc, elle ne va pas s'abaisser à quelque chose d'aussi vulgaire que le ménage, enfin, quelle idée. Et me laisse donc seul dès le premier jour de ménage, malgré mes récriminations.
Très bien, chérie.
J'ai donc fait le ménage à fond les deux premiers jours, et ai fait exactement la moitié de la surface de la classe le troisième. Lorsque le lendemain une enseignante s'était plainte auprès de mademoiselle que le ménage n'a pas été fait, cette dernière m'a demandé de rester avec elle pour le faire. Et comme je suis parti, elle s'est plainte et je me suis retrouvé le jour suivant devant la responsable de niveau*. Seulement, lorsque je lui ai expliqué, il semble que ça ne soit pas ma conduite qui ait été particulièrement critiquable.
La demoiselle ayant eu droit à une leçon, pour ne pas avoir fait le ménage et pour s'être plainte... Cela a été le grand amour entre LSD et moi durant ces quelques années. :)
Atelier théâtre. Autant je me suis toujours trouvé trop vieux pour jouer de la musique, autant j'ai toujours aimé jouer, même si dernièrement un certain laisser-aller (voire un laisser-aller certain) gâche la représentation, pour un rôle long à préparer, et un peu mystérieux, je pense avoir conservé un minimum de talent pour jouer la comédie. Mais certains réflexes ont la vie dure; J'ai toujours trouvé ridicule mon père qui essayait de dire une bêtise : C'était inscrit sur son visage. Moi non, à l'époque. Par exemple, un jour que LSD faisait une diatribe aussi stupide que virulente contre les immigrés, avec quelques personnes en face tout de même, je décidais de faire semblant de la soutenir pour tourner ses paroles en ridicule. ( je regardais les images du canard enchaîné depuis quelques années déjà, suivais les infos et aussi ses guignols, avec explications des parents en prime , donc avait un point de vue tout aussi arrêté qu'elle sur la quesion quoi qu'opposé )
Elle : -"Et puis de toutes façons ils ont qu'à rentrer chez eux, dans leur pays, ici c'est chez nous, ils prennent notre travail ( d'une famille de rentiers -yeux au ciel-) , ils sont pas comme nous ( avec le recul ça me sidère vraiment )
Une fille s'oppose : -" mais non, c'est pas vrai, ils ont le droit de travailler ici
Moi -"Si c'est vrai."
Boulanger, un ami -"Quoi ???"
Je poursuis le plus sérieusement du monde -"C'est vrai. Pourquoi ils viennent ? C'est pas comme si on leur avait demandé de venir pour reconstruire la France après 45. Pourquoi ils restent pas chez eux ? Des fois c'est en guerre ? Et alors ? C'est la leur. En plus, leurs gosses, ils sont nés en France comme nous, et quoi ? Ils pensent que là où ils ont toujours vécu c'est chez eux ? C'te blague !"
LSD -"Heu... Ouais... c'est... vrai... ( à la fille qui la contredisait ! ) Tu vois ! " Boulanger souriait d'une oreille à l'autre.
Le genre de moments qu'on se garde au chaud.
Mais comme tous n'avaient pas compris que je plaisantais... petit à petit... j'ai pris l'habitude de prendre une tête de crétin ( c'est à dire un peu plus de crétin que d'habitude ) quand je raconte des bêtises...
Début cinquième. Une connaissance approfondie des "contes et légendes de Baylone et de Perse/de la Grèce antique/de la Rome antique" lus régulièrement aident beaucoup en histoire...
Les grands explorateurs. Les découvreurs ( pas la série télé animée, le livre )...
Incompréhension lors des cours de l'enseignante de mathématiques, la trentaine, fine, en minijupe avec bas, où une bonne partie des garçons de la classe se bat pour avoir les places juste devant son bureau.
Incompréhension aussi sur les notions d'exactitude d'une réponse (j'avais eu 6,5/20). Durant la correction en classe :
-"Madaaaame"
-"Oui, caniche ?"
-"vous m'avez compté faux à l'exercice 1 alors que j'ai bon."
-" fais voir... Ah oui, tu as raison. Note : 8/20
Deux minutes plus tard...
-"Madaaaam"
-"Quoi ?"
-"Vous m'avez compté faux à l'exercice 2 alors que j'ai bon."
-"Hein ?"
-"Oui."
Correction... Note : 11,5/20
Cinq minutes plus tard.
-"Madaaaame"
-"QUOI ENCORE ?"
-"Vous m'avez encore compté faux à l'exercice 3 alors que .."
-"Tu te moques de moi ?"
-"Ben , non je...", etc...
Note finale : 16,5/20.
J'avais vraiment pas compris sur ce coup-là.
Sinon... Les pains au chocolat achetés 2f50 à la récré de 10h... Une fois sur 2, je gardais la monnaie pour moi et la planquais dans les coffres au trésor de mon bateau pirate playmobil, dans la cale. Une belle surprise quand, des années après, je suis tombé dessus :)
Avec Boulanger, la chance incroyable qui faisait que nous ayions trouvé certains objets, notamment des kits de maquettes d'avions assez rares ( M262 biplace chasseur de nuit, caudront renault 714 pour ne citer qu'eux ) qui avaient chû de fardiers, lors d'une visite aux plages du débarquement à Caen. Disons simplement que boulanger était mince et avait, avec ses cheveux blonds bouclés et son sourire, un visage plus angélique qu'enfantin ( et accessoirement une mentalité de diablotin, pour rester modéré; mais comme tous les gosses de cet âge-là, hein ) , et que j'étais pour ma part l'innocence incarnée dans la nonchalance.
Seule remarque : dans le bus du départ, alors qu'on plaisantait -"regarde Boulanger, y'a Monsieur SECU dehors qui te fais des signes !" le regard affolé d'un prof dont le monde, serein d'avoir compté 3 fois les élèves et obtenu le même et attendu résultat, s'écroulait alors qu'il fouillait des yeux l'extérieur du bus en se demandant ce qu'on avait bien pu fai.. commettre.
Quoi d'autre ? Un garçon dont j'ai oublié le nom, qui avait acquis la réputation de tout le temps parler en cours, et qui était en retenue les trois quarts de l'année alors même qu'il n'était guère plus trublion que les autres... Ou nesquick, un autre garçon, rejeté par les autres, assez timide, "un peu" collant, que je ne voudrais plus voir non plus après qu'il se soit à plusieurs reprises amusé à faire coller toute la classe, sans raison... Ou BN, fils des gardiens du collège, sérieux autant qu'on peut l'être, les cheveux noirs et un sourire de putain, qui semblait destiné à un brillant avenir, et j'espère que c'est le cas...
Tiens, ça me rappelle que, comme beaucoup d'autres garçons de la classe, et aussi certaines filles, on avait l'alarme de notre montre réglée à 23h30 ( une histoire de films sur la 6 le dimanche soir, je crois, qui expliquait en partie l'apathie de la classe le lundi matin ).
Eh oui, bien qu'en retard par rapport à mes camarades ( >un an d'avance ) je découvrais... la puberté. Je me posais déjà des questions en voyant des filles dans le bus regarder une bd coquine qu'une avait piqué à son père, et des copains parler de masturbation. Tout cela était un peu lointain pour moi, jusqu'à une nuit de mes treize ans...
Je n'étais pas vraiment réveillé, ni vraiment endormi...Il m'était arrivé de rêver de faire l'amour, mais c'était assez abstrait... Cette nuit-là, je rêvais, et sentais presque la peau de ma partenaire contre moi; Plus je rêvais plus je me sentais bien, et... Premier Orgasme.
Effet secondaire, Evidemment, le ventre humide. Qu'il a fallu aller laver, l'idéal, se lever en pleine nuit au sports d'hiver en salle commune quand on est dans un matelas au milieu de la pièce. N'importe, j'avais l'esprit en feu.
Quelques semaines avant, réveil en pleine nuit avec une grosse douleur au pénis, érection continuelle ( j'avais très mal mais ç'a fait marrer mes parents), douche froide n'y a rien fait, au bout de quelques heures ça s'est calmé, et après ça je n'avais plus une nouille entre les jambes mais quelque chose d'un peu moins riquiqui... Une expérience bizarre...
Quelques mois après, circulation d'un penthouse entre élèves ( une publication de relativement bonne qualité ) avec ses dames zet demoiselles en partie ou totalement dévêtues prenant des bains de soleil... et quand même des poses "légèrement" lascives. Evidemment, consultation régulière des pages lingerie de la redoute, 3 suisses, voire même damart, où les dames, certes d'âge mûr, n'en sont pas moins émoustillantes...
Les insultes d'une demoiselle ( je passe la première partie ) alors que je discutais avec un copain devant l'immeuble où on habitait :
-"Gros cons ! Bande de pédés !"
Le copain -"sale gouine"
Elle, interloquée. -"... Sale gouin !"
O_o
J'avoue que je m'y attendais pas. Sinon... arrêt pour moi des bagarres inter-habitations, certains étant passés aux barres de fer, pouvant causer de trop gros dêgats...
Fin de la première partie.
*: ce genre de comportement me fait penser au coup que m'a fait une ex. Je trouve qu'il faut être sacrément tordu et/ou gonflé pour oser ce genre de choses, mais il est vrai que les deux choses dans lesquelles on peut puiser sans limites sont la bêtise et la méchanceté humaine.
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=405721&pid=8067962
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :


