Et maintenant j'ai les dents bleues...

Rien de bien original... un peu du chaos ( terme qui fait bien plus sophistiqué que "bordel", tout aussi exact) qui se trouve dans ma tête...

23 février 2008

I'll told you how silliness looks

... when taught by the best.

La partie enfance heureuse, niaise et isouciante est terminée, l'âge (bête)² arrive ! Avec sa violence, ses courbes provocantes et son dévissage scolaire progressif mais inexorable ( oui, ça en jette, hein ?).

Les connaissances qui ne laissent pas plus de traces que ça... la plupart du temps seulement. Les amitiés qui se font et se défont...

Depuis un moment, regain d'intérêt pour les jeux vidéos, quasiment abandonnés devant le peu d'intérêt que présentent la répétition de shémas comportementaux nécessaires ( je ne parle même pas des jeux de "baston" dont certains étaient fans, je ne touchais pas à ces choses-là. ) pour avancer dans la plupart, histoire de détourner  mon attention des pluri-hebdomadaires scènes de ménage entre les parents...Dans un jeu, on n'entend plus les parents crier...

Le collège. Je ne vais pas au collège le plus proche, limite zone d'apprentissage de la criminalité auquel une vie dans un centre fermé genre paradis pour gosses ne m'aurait pas préparé. Triste de ne pas aller là où je connais du monde, pas tant que ça parce qu'ils n'ont pas forcément tous une belle mentalité.

Donc, direction institution privée galilée. Dirigé par des bonnes soeurs. Que d'évènements... de souvenirs... d'évolutions et de régressions.

J'y suis rentré bien plus original que je n'en suis sorti. Mais n'anticipons pas.

Classe de sixième. Allemand première langue plutôt qu'espagnol, malgré les origines espagnoles de la famille ( qu'on ne m'avait pas expliquées à l'époque). La langue avait une connotation plus forestière et sombre que l'espagnol, langue de péones, de déserts zet de fêtes... Tout le monde tirant un prénom au hasard, je serais Hans en cours. :) Les parents étant bien évidemment contents que leur enfant s'oriente "de lui-même" vers les Über-classes.

Peu de connaissances, pas d'ami en classe durant un temps. Assez grande solitude par moments, mais toujours un bouquin à lire quelque part, et des bancs bien pratiques dans le parc.

Exellentes notes partout. Toujours dans le trio de tête, sauf en musique. Dans le bus, deux demoiselles dont une asiatique au sourire mignon qui travaille au petit restau de ses parents se demanderont à quoi peut bien penser ce garçon timide qui n'écoute pas de dance et regarde tout de temps par la fenêtre du bus.

Présence dans la classe d'aristos, dont certaines familles ont le titre mais aussi toujours le château. Et notamment une demoiselle, appellons la LSD. Dans ce collège, les élèves sont mis en binôme, chaque binôme faisant le ménage dans la classe durant une semaine. Mais LSD a un nom à particule, donc, elle ne va pas s'abaisser à quelque chose d'aussi vulgaire que le ménage, enfin, quelle idée. Et me laisse donc seul dès le premier jour de ménage, malgré mes récriminations.

Très bien, chérie.

J'ai donc fait le ménage à fond les deux premiers jours, et ai fait exactement la moitié de la surface de la classe le troisième. Lorsque le lendemain une enseignante s'était plainte auprès de mademoiselle que le ménage n'a pas été fait, cette dernière m'a demandé de rester avec elle pour le faire. Et comme je suis parti, elle s'est plainte et je me suis retrouvé le jour suivant devant la responsable de niveau*. Seulement, lorsque je lui ai expliqué, il  semble que ça ne soit pas ma conduite qui ait été particulièrement critiquable.

La demoiselle ayant eu droit à une leçon, pour ne pas avoir fait le ménage et pour s'être plainte... Cela a été le grand amour entre LSD et moi durant ces quelques années. :)

Atelier théâtre. Autant je me suis toujours trouvé trop vieux pour jouer de la musique, autant j'ai toujours aimé jouer, même si dernièrement un certain laisser-aller (voire un laisser-aller certain) gâche la représentation, pour un rôle long à préparer, et un peu mystérieux, je pense avoir conservé un minimum de talent pour jouer la comédie. Mais certains réflexes ont la vie dure; J'ai toujours trouvé ridicule mon père qui essayait de dire une bêtise : C'était inscrit sur son visage. Moi non, à l'époque. Par exemple, un jour que LSD faisait une diatribe aussi stupide que virulente contre les immigrés, avec quelques personnes en face tout de même, je décidais de faire semblant de la soutenir pour tourner ses paroles en ridicule. ( je regardais les images du canard enchaîné depuis quelques années déjà, suivais les infos et aussi ses guignols, avec explications des parents en prime , donc avait un point de vue tout aussi arrêté qu'elle sur la quesion quoi qu'opposé )

Elle : -"Et puis de toutes façons ils ont qu'à rentrer chez eux, dans leur pays, ici c'est chez nous, ils prennent notre travail ( d'une famille de rentiers -yeux au ciel-) , ils sont pas comme nous ( avec le recul ça me sidère vraiment )

Une fille s'oppose : -" mais non, c'est pas vrai, ils ont le droit de travailler ici

Moi -"Si c'est vrai."

Boulanger, un ami -"Quoi ???"

Je poursuis le plus sérieusement du monde -"C'est vrai. Pourquoi ils viennent ? C'est pas comme si on leur avait demandé de venir pour reconstruire la France après 45. Pourquoi ils restent pas chez eux ? Des fois c'est en guerre ? Et alors ? C'est la leur. En plus, leurs gosses, ils sont nés en France comme nous, et quoi ? Ils pensent que là où ils ont toujours vécu c'est chez eux ? C'te blague !"

LSD -"Heu... Ouais... c'est... vrai... ( à la fille qui la contredisait ! ) Tu vois ! " Boulanger souriait d'une oreille à l'autre.

Le genre de moments qu'on se garde au chaud.

Mais comme tous n'avaient pas compris que je plaisantais... petit à petit... j'ai pris l'habitude de prendre une tête de crétin ( c'est à dire un peu plus de crétin que d'habitude ) quand je raconte des bêtises...

Début cinquième. Une connaissance approfondie des "contes et légendes de Baylone et de Perse/de la Grèce antique/de la Rome antique" lus régulièrement aident beaucoup en histoire...

Les grands explorateurs. Les découvreurs ( pas la série télé animée, le livre )...

Incompréhension lors des cours de l'enseignante  de mathématiques, la trentaine, fine, en minijupe avec bas, où une bonne partie des garçons de la classe se bat pour avoir les places juste devant son bureau.

Incompréhension aussi sur les notions d'exactitude d'une réponse (j'avais eu 6,5/20). Durant la correction en classe :

-"Madaaaame"

-"Oui, caniche ?"

-"vous m'avez compté faux à l'exercice 1 alors que j'ai bon."

-" fais voir... Ah oui, tu as raison. Note : 8/20

Deux minutes plus tard...

-"Madaaaam"

-"Quoi ?"

-"Vous m'avez compté faux à l'exercice 2 alors que j'ai bon."

-"Hein ?"

-"Oui."

Correction... Note : 11,5/20

Cinq minutes plus tard.

-"Madaaaame"

-"QUOI ENCORE ?"

-"Vous m'avez encore compté faux à l'exercice 3 alors que .."

-"Tu te moques de moi ?"

-"Ben , non je...", etc...

Note finale : 16,5/20.

J'avais vraiment pas compris sur ce coup-là.

Sinon... Les pains au chocolat achetés 2f50 à la récré de 10h... Une fois sur 2, je gardais la monnaie pour moi et la planquais dans les coffres au trésor de mon bateau pirate playmobil, dans la cale. Une belle surprise quand, des années après, je suis tombé dessus :)

Avec Boulanger, la chance incroyable qui faisait que nous ayions trouvé certains objets, notamment des kits de maquettes d'avions assez rares ( M262 biplace chasseur de nuit, caudront renault 714 pour ne citer qu'eux ) qui avaient chû de fardiers,  lors d'une visite aux plages du débarquement à Caen. Disons simplement que boulanger était mince et avait, avec ses cheveux blonds bouclés et son sourire, un visage plus angélique qu'enfantin ( et accessoirement une mentalité de diablotin, pour rester modéré; mais comme tous les gosses de cet âge-là, hein ) , et que j'étais pour ma part l'innocence incarnée dans la nonchalance.

Seule remarque : dans le bus du départ, alors qu'on plaisantait -"regarde Boulanger, y'a Monsieur SECU dehors qui te fais des signes !" le regard affolé d'un prof dont le monde, serein d'avoir compté 3 fois les élèves et obtenu le même et attendu résultat, s'écroulait alors qu'il fouillait des yeux l'extérieur du bus en se demandant ce qu'on avait bien pu fai.. commettre.

Quoi d'autre ? Un garçon dont j'ai oublié le nom, qui avait acquis la réputation de tout le temps parler en cours, et qui était en retenue les trois quarts de l'année alors même qu'il n'était guère plus trublion que les autres... Ou nesquick, un autre garçon, rejeté par les autres, assez timide, "un peu" collant, que je ne voudrais plus voir non plus après qu'il se soit à plusieurs reprises amusé à faire coller toute la classe, sans raison... Ou BN, fils des gardiens du collège, sérieux autant qu'on peut l'être, les cheveux noirs et un sourire de putain, qui semblait destiné à un brillant avenir, et j'espère que c'est le cas...

Tiens, ça me rappelle que, comme beaucoup d'autres garçons de la classe, et aussi certaines filles, on avait l'alarme de notre montre réglée à 23h30 ( une histoire de films sur la 6 le dimanche soir, je crois, qui expliquait en partie l'apathie de la classe le lundi matin ).

Eh oui, bien qu'en retard par rapport à mes camarades ( >un an d'avance ) je découvrais... la puberté. Je me posais déjà des questions en voyant des filles dans le bus regarder une bd coquine qu'une avait piqué à son père, et des copains parler de masturbation. Tout cela était un peu lointain pour moi, jusqu'à une nuit de mes treize ans...

Je n'étais pas vraiment réveillé, ni vraiment endormi...Il m'était arrivé de rêver de faire l'amour, mais c'était assez abstrait... Cette nuit-là, je rêvais, et sentais presque la peau de ma partenaire contre moi; Plus je rêvais plus je me sentais bien, et...  Premier Orgasme.

Effet secondaire, Evidemment, le ventre humide. Qu'il a fallu aller laver, l'idéal, se lever en pleine nuit au sports d'hiver en salle commune quand on est dans un matelas au milieu de la pièce. N'importe, j'avais l'esprit en feu.

Quelques semaines avant, réveil en pleine nuit avec une grosse douleur au pénis, érection continuelle ( j'avais très mal mais ç'a fait marrer mes parents), douche froide n'y a rien fait, au bout de quelques heures ça s'est calmé, et après ça je n'avais plus une nouille entre les jambes mais quelque chose d'un peu moins riquiqui... Une expérience bizarre...

Quelques mois après, circulation d'un penthouse entre élèves ( une publication de relativement bonne qualité ) avec ses dames zet demoiselles en partie ou totalement dévêtues prenant des bains de soleil... et quand même des poses "légèrement" lascives. Evidemment, consultation régulière des pages lingerie de la redoute, 3 suisses, voire même damart, où les dames, certes d'âge mûr, n'en sont pas moins émoustillantes...

Les insultes d'une demoiselle ( je passe la première partie ) alors que je discutais avec un copain devant l'immeuble où on habitait :

-"Gros cons ! Bande de pédés !"

Le copain -"sale gouine"

Elle, interloquée. -"... Sale gouin !"

O_o

J'avoue que je m'y attendais pas. Sinon... arrêt pour moi des bagarres inter-habitations, certains étant passés aux barres de fer, pouvant causer de trop gros dêgats...

Fin de la première partie.

*: ce genre de comportement me fait penser au coup que m'a fait une ex. Je trouve qu'il faut être sacrément tordu et/ou gonflé pour oser ce genre de choses, mais il est vrai que les deux choses dans lesquelles on peut puiser sans limites sont la bêtise et la méchanceté humaine.

Posté par canicheenrage à 19:57 - L'enclume de la vie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 janvier 2008

Chronique d'un vautrage annoncé ?

Comment commencer ?

...

Au plus simple. Par le premier souvenir que j'ai.

J'ai un peu moins d'un an... j'ai été je pense sorti de mon berceau, et déposé tout nu, à quatre pattes, sur le lit aux dimensions infinies de mes parents. je suis exalté par la découverte de mon nouvel environnement. Quelle liberté ! en tournant la tête, je peux voir au loin les murs de la pièce éclairés par une lumière qui doit être filtrée par de blancs rideaux.

Ensuite... La naissance de ma cousine, avec la découverte de la jalousie : je ne suis plus le seul enfant de ma génération dans la famille, et toute l'attention des adultes se tourne vers le petit bout de rose qui, pour ne rien gâter, fracassera des voitures reçues à noël. Aargh !

Des phrases qui restent alors que le contexte a presque disparu ; Cette demoiselle en jupette qui, en cours de récré en maternelle, alors que j'avais dû lui demander si elle voulait bien me montrer sa culotte, me répond "je vois pas pourquoi vous les garçons vous voulez voir les culottes des filles. D'ailleurs, de culotte, aujourd'hui j'en ai même pas, regarde !'

Je devais être inspiré par, en lisant mon pom' d'api, les strips ( dans tous les sens du terme ! ) de mimi cracra à la fin, c'étaient les pages chaudes pour garçons en maternelle !

Découverte tout seul comme un grand de la natation; Allongé sur le sable, sur le dos, tête vers la mer montante, qui petit à petit me soulèvera. Après un long manque de pratique, je peux avoir oublié le crawl, la brasse coulée, mais jamais la planche...

En fait c'est faux.  Ma première découverte de la natation a été ma noyade. A un mariage, quelques heures après que la mariée ait été balancée par son nouvellement mari dans la piscine, je devisais timidement avec une demoiselle un peu plus âgée que moi assis au bord de l'eau. Un sien parent arriva alors et me poussa dans l'eau, me prenant pour la soeur de la demoiselle -une partie des gens qui me voient me demandent si je fais partie d'une équipe de rugby et d'autres, encore aujourd'hui, pour une jouvencelle. allez comprendre- , qui, elle, savait nager.

Moi, pas.

J'ai donc découvert plusieurs phénomènes merveilleux : Oui, quand on coule et qu'on est petit, on peut avoir la bouche grande ouverte de surprise et ne pas perdre d'air, et, oui, quand on a touché le fond et qu'on pousse avec les pieds on fait le petit chien ( ou le claude françois ) avec les bras pour rester 2 secondes en surface avant de boire la tasse et de recouler ( à ce qu'on m'a dit, le tonton de la demoiselle, regardant l'assistance qui le regardait médusée, lui, a demandé : -"eh, mais il sait pas nager ?" -"ben, non" -"oh merde" et a plongé tout habillé, pipe comprise, pour me ramener.) . De ma deuxième descente je n'ai aucun souvenir, vu que j'ai repris mes esprits sur la berge, les poumons pleins d'eau. En tout ne s'est pas écoulé plus de 40 secondes. Mais ce fut un mariage mémorable...

Et dans un autre domaine, vélo sans roulettes au bout de 15 secondes de pratique ( j'aurais vu un autre gamin en faire sans et aurais exigé le retrait de ces trucs ridicules sur les côtés )

Découverte de l'informatique, avec papa qui a un ordinateur avec un manche a balai, et flight simulator. Cela aura son importance pour plus tard...

Babys-sitters. Avec papa officier mécanicien, toujours en mer, puis élève ingénieur à Rennes, puis ingénieur à paris, et maman infirmière, il fallait du monde pour me garder. C'est à l'origine modeste d'une de mes anges gardiennes que je dois ma tendance à finir  systématiquement mon assiette. Visionnage de films à la télé, séries débiles ( jayce et les combattants de la lumière, d'après mes souvenirs des gens qui passent leur temps en buggy à fuir des tractopelles végétaux. Mais qui a inventé ca ??? Et guillaume tell, crossbow en vo. un méchant gessler genre dark vador sans casque qui fait brûler des villages ; pas édulcoré comme sinbad le marin, cette série-là : http://fr.youtube.com/watch?v=UJR1WcnC8Ak) , et ... un film, sûrement nul, qui passait sur canal à l'époque. Décodeur pirate première génération. J'avais vu comment m'en servir.  Deux scènes me restent en mémoire. Le héros sautant en parachute d'un avion radar et le voyant s'abattre sans que personne d'autre ne puisse sauter. Et L'équipe de récupération que des soldats forcent à marcher dans un champ de mines. Comme c'est canal, j'ai dû voir le film 3 fois...Ca laisse des traces...

Déménagement.

5 ans . Découverte du fait que je suis nul en dessin, et de la lecture. A 6 ans, je lisais couramment les Bds genre asterix et tintin. Les mercredis après-midis assis à la bibliothèque du centre FT. Le club des 5, bibliothèque verte, bibliothèque rose, les grand explorateurs, 15 histoires de corsaires (-"caniche, viens manger" -"oui", 5 min après -"caniche, à table" -"oui, je finis ma page" une demie-heure plus tard j'avais oublié et était passé à un autre bouquin ; la punition consistant à me priver de repas ayant d'ailleurs sauté puisque sans aucun résultat ) . Les Longues journées de cours à attendre que ma collègue qui, elle, apprenait tout juste à lire ait fini son texte. Mon passage en classe supérieure en cours d'année, après une simple question ( et concertation avec les parents, j'imagine ) -tu veux passer en ce1 ?- pendant une récré...

Après les cours, vélo pour aller voir l'autre cp, une fan d'astérix et des ballades en forêt. Que je serai trop bête pour recontacter après qu'elle parte à l'autre bout de la france... Alors même qu'elle me manquait. En avais-je vraiment conscience ?

Ensuite... Les cours en classe unique... Les moments de fierté gênée quand on corrige les exercices de maths. (-"Tout le monde a trouvé ca ? Non, pas toi, caniche ? eh ben on va le refaire.") Où lors de l'apprentissage des divisions. Les autres disaient avoir compris... Je me lève et vais demander à la maîtresse une nouvelle explication. Elle se fâche tout rouge : les autres avaient tous fait bêtement des soustractions...  Je ne comptais plus les fois où j'avais raison contre toute la classe. . C'était l'époque où je collectionnais des cartes panini "aviation" ( au lieu des "dragons ball z", comme presque tout le monde ! ) . C'était l'époque où... j'ai fait un câlin déshabillé avec un copain dans la forêt, avec ma cousine sous des couvertures du gernier; Et de la classe verte où un adorable ange blond de sexe féminin sortant de la douche m'a fait un adorable sourire, et a ouvert sa serviette pour me montrer son corps... C'était l'époque où on m'appellait l'intello... Parents très fiers de leur fiston.

Début d'anglicisation avec "the battle of britain". Copie consciencieuse sur un bout de papier de l'affichage à l'écran ( new game Y/N ) sur un bout de papier et demande de sa signification à pôpa qui rangeait la cave.

Et, encore un jeu qui m'a influencé : civilization. Le premier était très basique ( il m'a fallu des années pour reconnaître que l'icône des colons était un chariot ) conduire une population à travers les âges, en répartissant les impôts entre produits de luxe, trésor et développement technologique ( tout dans la recherche ! le luxe ca sert à rien, le fric non plus ! ), en gérant les relations diplomatiques avec les autres empires ( quoi ? les zoulous attaquent ? ben , je viens de développer les mathématiques, allez hop, production massive de catapultes ! feront moins les malins quand j'aurais pris leurs villes ), et en bâtissant des merveilles du monde ( je suis bien embêté pour placer les Nations Unies parce qu'avec l'Observatoire de Copernic, le Théâtre Shakespeare et les Grandes Pyramides y a plus beaucoup de place, et je vais quand même pas enlever l'Oracle, les Jardins Suspendus ou la Tour Effel, bon sang.). En tout cas j'en ai tiré la vision qu'un dirigeant devrait passer son temps à utiliser les finances publiques pour faire reculer la criminalité ( bien plus efficace que le sentiment d'insécurité), améliorer l'enseignement et la santé publique ( tout en utilisant des assassins tuer les dirigeants, des diplomates pour corrompre et des espions pour saboter et créer des troubles, pour absorber en légitime défense les nations hostiles autour; Mais il faut croire qu'envoyer une génération de jeunes gens à la boucherie est beaucoup plus valorisant. ) Pom, pom, pom.

Engueulades des parents qui veulent divorcer. Finalement, ils divorceront pas ( pour moi, saurais-je plus tard. )

Foot, et mini économie genre village avec marchands, bourgmestre et fermiers ( tous sexes confondus) en récré. dinette et protection des animaux des savanes africaines avec steyrs augs en duplo avec la cousine.

Répulsion durable ( plusieurs années)  envers les salades vertes parce que forcé à en manger jusqu'à beuargh ( "mais non il fait le difficile"). Construction de cabanes, en branches de pauvres sapins d'abord, puis fougères sur bois mort, et enfin, classe, murs en pierres avec toit de fougères sur branches, et sol de fougères fraîches. "Grande" hauteur au plafond, car la cabane est à moitié creusée. La construction est très résistante, puisqu'elle résistera au saccage lors de l'une des guerres du centre !

La guerre.

Fin primaire, les deux clans : les communs, et les pavillons. Ca se battait et se poursuivait à vélo dans le bois, sur les sentiers... A chaque fin d'été on ramassait les marrons tombés pour se les lancer. Lors de la troisième (g.), le ramassage s'est organisé, avec utilisation de curvers et conscription ( =mobilisation des petits frères et soeurs pour ceux qui en avaient)... Et évidemment raids sur les réserves de l'autre camp.

-Eclosion des joncquilles qui illuminent les sous-bois. Frousse de rentrer avec un ami, la nuit tombée, du fond des bois, en parcourant le kilomètre de la longue ligne droite goudronnée, entourée de ténèbres, avec pour unique balise un lampadaire au croisement au loin. Et déroute complète lorsque, au fur et à mesure de l'approche, le lampadaire clingnote puis s'éteint...-

Au début j'avais des copains dans les deux camps. J'habitais dans les communs, mais j'étais avec les plus âgés en classe.  Que faire ? Je rejoignais le camp qui perdait. ( les combattants changeant plusieurs fois d'uniforme au cours de la même bataille se sont déjà vus, je pense, mais plutôt pour rejoindre le camp gagnant ) Ce qui a fortement déplu au camp des pavillons, les plus forts en général, et les plus âgés -qui voulaient surtout écraser les autres plus que simplement se confronter -, et a fait que j'ai définitivement rejoint les communs.

Qui m'ont proposé la place de, puis quasiment obligé à être chef.

Alors que les autres utilisaient du bois mort, long, et plus épais au bout, genre gourdin, Notre division research&development ( moi...bordel, faut que j'arrête) a développé un type d'équipement, plus solide mais surtout beaucoup plus élégant : le bâton d'érable. solide, léger, fin ( hem... et facile à tailler en pointe... hem...) , disposant de petites excroissances qui font office de garde, et classe quand on enlève l'écorce de la "lame" et qu'on la laisse sur la "poignée"... Délaissement des armes inutilisables ( l'arc, trop peu efficace et surtout s'il l'est, perforant, donc très -trop- dangereux; j'ai souvenir d'un copain reculant, arc bandé , devant un type qui avançait avec sa massue en souriant, et qui criait d'un air inquiet pendant sa retraite -"arrête ou je tire ! je vais tirer ! etc..." ) Résultat : des combats de bretteurs contre primitifs -ca doit être l'héritage de "grand-papa" Hernàn- qui tournent à notre avantage ( mon véritable grand-père m'avait offert bilbo le hobbit à l'époque. Heureusement que je ne l'ai bizarrement pas lu avant plusieurs années ), et notamment, au hasard d'un combat amical, à la grande surprise de mon adversaire ainsi qu'à la mienne, d'une technique de désarmement. Appréciation du combat à deux armes contre 5 vrais adversaires en demi cercle... Découverte de l'adrénaline ( tout rouge, pleure, ne sent plus la douleur; frappe fort, aussi; J'ai fait fuir 3 adversaires qui m'avaient lancé un marron - avec la bogue- dans l'oeil, et de la même manière ai fui devant un type qu'un de mes coups sur le bras avait mis dans ce même état...)

Oui, tout ca fait très prétentieux. Vous avez sûrement raison.

Ne vous inquiétez pas...ca va descendre.

Oh, oui.

Posté par canicheenrage à 01:14 - L'enclume de la vie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2008

L'enclume de la vie

Eh oui, les caniches aussi s'en prennent plein la gueule...Peut être surtout les caniches en fait, et je ne fais pas exception...Ici les morceaux plus ou moins croustillants et si sympas à vivre...Si le "besoin d'exorciser" tout ca est le plus fort et que je les publie...

Par ailleurs, ca n'est évidemment pas exhaustif. Je présente d'avance mes excuses envers celles, ceux et les éventuelles entités qui pourraient être marries des lacunes de ces annales.

Peut-être, si vous avez vécu quelque chose d'analogue, vous y reconnaîtrez-vous... Peut-être...

Mais il y a de grandes chances que vous trouviez ça inintéressant au possible. Vous êtes prévenus !

Posté par canicheenrage à 15:42 - L'enclume de la vie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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